Mondial: 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes

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Center for Women’s Global Leadership
Pour la santé des femmes, pour la santé du monde: Non plus de violence
Première de son genre, la Conférence de l’ONU sur les droits humains, qui a eu lieu à Vienne en 1993, a formellement reconnu la violence faite aux femmes comme une violation des droits humains et a appelé les gouvernements et les Nations Unies à œuvrer pour son élimination.
Depuis 1993, de nombreux progrès notables ont été réalisés, y compris la reconnaissance de plus en plus affirmée de la violence sexospécifique comme une importante question de santé publique d’ampleur mondiale. Selon l’Organisation mondiale de la santé, « les conséquences des actes de violence sont profondes, et vont au-delà de la santé et du bonheur des personnes humaines en affectant le bien-être de communautés entières ». Indépendamment de ses effets physiques et émotionnels immédiats, il a été montré que la violence augmente à terme les risques de différents troubles psychologiques, émotionnels, comportementaux et physiques des femmes et affecte négativement leur capacité à jouir d’autres droits humains. La violence empêche les femmes de s’épanouir pleinement comme membres actifs de leur communauté, ce qui nuit au bien-être social.

En 2005, l’examen décennal de la Conférence de l’ONU sur les femmes qui s’est tenue à Pékin ainsi que les examens quinquennaux du Sommet du millénaire et de la session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur le VIH/sida présentent des occasions non négligeables de mettre en relief cette intersection. Pour la campagne des 16 Jours de cette année, les participants sont encouragés à planifier des manifestations mettant en évidence les effets de la violence sur la santé physique, reproductive, sexuelle, émotionnelle et sociale des femmes.

Violence faite aux femmes & VIH/Sida : Le thème des 16 Jours d’activisme 2004 a aussi pour but de mettre en relief l’intersection entre la violence faite aux femmes et la pandémie de VIH/sida.

Une attention particulière doit être portée à la question de la violence sexospécifique afin de s’attaquer efficacement à la crise actuelle du VIH/sida. Aujourd’hui, de plus en plus d’études signalent le rapport entre la violence faite aux femmes et le VIH/sida. La violence, et la peur de cette violence, entravent la capacité des femmes à prévenir la transmission du virus et compromettent leur accès à une panoplie de services, dont le dépistage et le traitement. Les femmes subissent aussi une violence supplémentaire lorsqu’elles sont infectées ou qu’on les croit telles.

Un certain nombre de groupes et d’initiatives s’organisent autour de la question de la violence faite aux femmes et le VIH/Sida, parmi lesquels la Coalition mondiale sur les femmes et le VIH/sida, la campagne Halte à la violence contre les femmes organisée par Amnistie internationale, la Campagne Internationale pour les Microbicides, et la campagne 2004 UNAIDS World AIDS, ainsi qu’un nombre incalculable d’organisations sur le terrain. En préparant des manifestations pour la campagne 2004 des 16 Jours, qui comprend la Journée internationale du sida (1er décembre), les participants peuvent se poser les questions suivantes : Quelle sont les dimensions propres à l’un ou l’autre sexe du VIH/sida dans ma communauté ? À quelles formes de violence les femmes de ma communauté doivent-elles faire face et comment cette violence affecte-t-elle leur capacité à affronter le VIH/sida de manière adéquate ? Quelles sortes de recherche et d’activisme se sont-elles déjà développées autour de cette question et comment puis-je y participer ? Vous trouverez plus de ressources dans le Take Action Kit de 2004, disponible en août !

Veuillez prendre contact avec le Center for Women’s Global Leadership pour recevoir le Take Action Kit pour 2004 ! 160 Ryders Lane, Rutgers University, New Brunswick, NJ 08901-8555 USA
Courriel : cwgl@igc.org ; ou pour accéder au kit en ligne, allez sur : http://www.cwgl.rutgers.edu/16days/home.html