Maroc: Un forum des femmes à Casablanca traite de l'extrémisme islamiste

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Magharebia
Dans le cadre d’un programme d’urgence de lutte contre le terrorisme, des ONG féminines ont organisé un colloque à Casablanca pour permettre de différencier les mouvements religieux bénins et les groupes terroristes islamistes.
La présidente de la Ligue Démocratique pour les Droits des Femmes, Fouzia Aâssouli, a déclaré lors d'un colloque consacré à la lutte contre le terrorisme que les prêcheurs hostiles à l'égalité, à la tolérance et à la liberté constituent "le vivier idéologique principal" du terrorisme.
La Ligue Démocratique des Droits des Femmes (LDDF) et le Centre d’Information et d’Observation des Femmes Marocaines ont organisé la semaine dernière un colloque national autour du thème : "Stratégies du mouvement islamiste : entre prédication et terrorisme". Selon ses organisateurs, l'objectif de ce colloque des 28 et 29 mars était d'évaluer la menace du terrorisme et de l'extrémisme sur la vie économique, sociale et politique du Maroc.

Le Maroc est "au centre de la confusion délibérée du religieux et du politique, devant l’opposition aux valeurs de l’égalité, de la citoyenneté et de la démocratie", a déclaré la présidente de la LDDF Fouzia Aâsouli, ajoutant que la prédication fondée sur "l’interprétation extrémiste, hostile aux valeurs humaines de l’égalité, de tolérance, de liberté" constitue "le vivier idéologique principal" du terrorisme.

Mohamed Darif, spécialiste des mouvements islamistes au Maroc, reconnaît que la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme est de la responsabilité de chacun, mais a déclaré aux participants à ce colloque qu'une distinction doit être établie entre les trois principaux courants religieux. Tous ne sont pas constitués de terroristes, a-t-il tenu à souligner.

Il y a d'abord le mouvement soufi, en pleine expansion au Maroc, parce qu'il est encouragé par les autorités. Le deuxième, qu'il appelle "l'Islam politique", comprend des islamistes qui agissent au sein des institutions politiques, comme le Mouvement pour l'Unité et la Réforme (MUR), les mouvements islamistes ''élitistes" (Al Badil Al Hadari et Al Haraka Min Ajli Al Oumma), et les islamistes "de la confrontation", tels que ceux qui appartiennent à l'association non reconnue Al Adl Wal Ihssan (Justice et Spiritualité).

Par: Imrane Binoual pour Magharebia à Casablanca

04 avril 2008