Nigeria: Le gouvernement devrait enquêter sur le massacre perpétré dans la région de Jos

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HRW

Le président par intérim du Nigeria Goodluck Jonathan devrait garantir l'ouverture dans les plus brefs délais d'une enquête exhaustive sur  le massacre d'au moins 200 villageois chrétiens dans le centre du pays le 7 mars, ainsi que l'engagement de poursuites judiciaires contre toute personne responsable, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le président par intérim devrait également s'assurer que les militaires et la police agiront promptement pour protéger les civils - quelle que soit leur ethnie - contre tout risque de nouvelles attaques ou de meurtres commis en représailles, notamment grâce à la mise en place de patrouilles régulières à travers toute cette région vulnérable.

Cette dernière flambée de violence meurtrière dans l'État du Plateau, région troublée du Nigeria, s'est déroulée dans les premières heures de la journée du 7 mars. Plusieurs groupes d'hommes armés brandissant des armes à feu, des machettes et des couteaux ont attaqué des résidents des villages de Dogo Nahawa, Zot, et Ratsat, à 10 kilomètres au sud de Jos, la capitale de l'État du Plateau. Plusieurs dizaines de femmes et d'enfants ont figuré parmi les victimes tuées par les assaillants.

 « Ce type de violence terrible a déjà  fait des milliers de morts dans l'État du Plateau au cours de la dernière décennie, mais à ce jour personne n'a été tenu pour responsable », a déploré Corinne Dufka, chercheuse senior sur l'Afrique de l'Ouest au sein de Human Rights Watch. « Il est temps de dire stop. Les autorités doivent protéger ces communautés, s'assurer que les attaquants rendront des comptes, et aborder les problèmes qui sont à l'origine de cette violence. »

Selon des témoins interrogés par Human Rights Watch, les attaques ont été perpétrées par des hommes musulmans parlant les langues Hausa et Fulani, à l'encontre de Chrétiens, pour la plupart de l'ethnie Berom. Des dirigeants de la société civile à Jos ont indiqué ces attaques ont semble-t-il été menées en guise de représailles pour de précédentes attaques aillant visé des communautés musulmanes dans la région, ainsi que pour le vol de bétail appartenant à des bergers de l'ethnie Fulani. Le 19 janvier, plus de 150 Musulmans ont été tués lors d'une attaque de la ville de Kuru Karama, située dans cette région.

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