En Tunisie, en Egypte, en Libye, la conquête fulgurante du pouvoir par des mouvements islamistes, parrainés notamment par les pétromonarchies du Golfe, est sujette à suspicion. Le rapprochement avec l’Algérie est vite fait. L’implication du Qatar dans le soutien aux mouvements islamistes de tous bords (chiites ou sunnites, salafistes djihadistes ou Frères musulmans) ne date pas du Printemps arabe. Le nouveau code électoral et la loi sur les partis en Algérie ont sacrifié l’exigence de transparence des finances des formations politiques.

As the world prepares for the 2012 Olympics, the Saudi government is systematically discriminating against women in sports and physical education, and has never sent a female athlete to the Olympics, with no penalty from the international Olympic authorities, Human Rights Watch said in a new report released today. Human Rights Watch called on the International Olympic Committee (IOC) to make ending discrimination against women in sports in the kingdom a condition for Saudi Arabia’s participation in Olympic sporting events, including the 2012 London Games.

عزيزي كينيث روث

في مقدمة تقرير هيومن رايتس واتش 2012، "حان الوقت للتخلي عن المستبدين واحتضان الحقوق"، فإنك تدعو لدعم الحكومات الجديدة التي جاءت بالإخوان المسلمين للسلطة في مصر وتونس. ومن أجل تلبية رغبة "المشاركة البناءة" مع هذه الحكومات الجديدة، فإنك تدعو الدول لوقف مساندة المستبدين. لكنك لست دولة بل مدير مؤسسة دولية لحقوق الإنسان وعليك أن تلعب دورا في الإبلاغ عن انتهاكات حقوق الإنسان، وهي مهمة شريفة وضرورية تم تجاهلها في مقالك بشكل واضح.

Dear Kenneth Roth,

In your Introduction to Human Rights Watch’s World Report 2012, “Time to Abandon the Autocrats and Embrace Rights,” you urge support for the newly elected governments that have brought the Muslim Brotherhood to power in Tunisia and Egypt. In your desire to “constructively engage” with the new governments, you ask states to stop supporting autocrats. But you are not a state; you are the head of an international human rights organization whose role is to report on human rights violations, an honorable and necessary task which your essay largely neglects.

The Egyptian elections delivered a parliament that has one of the lowest rates of female representation in the world. Yet this is the parliament that expresses the political will of the people of Egypt. It may also be one that ignores the social realities of gender and of women’s political participation, says Hania Sholkamy.

Last Nov. 28, the dean of the Department of Letters, Arts and Humanities of Manouba University refused to give in to pressure from a group of protesters using violence to demand that classes be accessible to young women wearing the niqab, or face veil. Faced with this refusal the protesters erected barriers to block the professors and students from their classrooms and prevent classes from taking place. Numerous parents, students and professors quickly moved to protest these actions and defend the institution’s rules.

Avez-vous remarqué la soudaine disparition des femmes de ce paradoxal printemps arabe depuis qu'il a tourné au vert, la couleur de la victoire islamiste ? C'est à croire que le scénariste n'a prévu pour elles que les larmes, la douleur et les chants funèbres du dernier quart d'heure des despotes. Elles étaient pourtant très comme il faut sur les images des télévisions occidentales et conformes aux canons en vigueur concernant le port vestimentaire.

Vigilante gangs of ultra-conservative Salafi men have been harassing shop owners and female customers in rural towns around Egypt for “indecent behavior,” according to reports in the Egyptian news media. But when they burst into a beauty salon in the Nile delta town of Benha this week and ordered the women inside to stop what they were doing or face physical punishment, the women struck back, whipping them with their own canes before kicking them out to the street in front of an astonished crowd of onlookers.

Le long d’un printemps qui semblait fleurir bon la révolution, les femmes arabes ont nourri des espoirs et rêvé de changements. Elles ont parfois réussi à appeler publiquement de leurs vœux la fin des régimes corrompus et l’avènement de la démocratie. Hélas ! Si la rébellion arabe a témoigné parfois d’une présence féminine importante, comme en Tunisie, elle est restée ostensiblement masculine au Yémen et en Libye, voire en Egypte. Les images de certaines manifestantes voilées de pied en cap laissaient perplexe sur les intentions «révolutionnaires» de leurs auteures pendant que les instances et conseils révolutionnaires se succédaient en alignant les cravates et les barbes. D’autres signes devaient nous alerter sur ces soulèvements en passe de laisser les femmes sur le quai. Dans les manifestations, peu de revendications féministes ou de slogans pour l’égalité, pas de programme réclamant un changement significatif de la condition des femmes. Même les Tunisiennes, les plus actives dans le soulèvement contre Ben Ali, ont été éliminées de la course au pouvoir. Le gouvernement Kaïd Sebssi concédait un seul portefeuille important aux femmes, aucun parti n’était présidé par une figure féminine en vue et, sur les 1 700 listes candidates à la Constituante, on comptait juste 7% de femmes têtes de listes.

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