Benin: Une exciseuse et les parents de la victime arrêtés dans le nord du Bénin
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AFP La police béninoise a arrêté jeudi dernier à Yassira (environ 510 km au nord-ouest de Cotonou) une exciseuse ainsi que les parents de la victime, a-t-on appris samedi à Cotonou de source policière.
Méyoulou Banako Tokou, 68 ans, avait pratiqué l'excision sur une fillette de 7 ans, moyennant 1.000 francs CFA (1,52 euro).
"C'est une pratique avilissante sur nos soeurs. Nous avons déclenché depuis quelques années une lutte acharnée, aux côtés des ONG, afin de décourager ceux qui s'adonnent encore à cette pratique", a expliqué un responsable de la brigade de la localité joint au téléphone par l'AFP.
En février dernier, le gouvernement béninois a lancé à Tanguiéta (environ 584 km au nord-ouest de Cotonou) une vaste campagne contre l'excision dans les régions les plus touchées, essentiellement le nord du pays, afin "d'éradiquer complètement cette pratique". Malgré ces efforts, l'excision touche encore chaque année environ 10% des femmes et filles du Bénin. Plusieurs exciseuses et exciseurs qui avaient "déposé leurs couteaux" entre 2001 et 2003 ont repris leurs activités, invoquant la nécessité de gagner leur vie.
Dans le nord, le coût de l'excision varie entre 2.000 et 5.000 francs CFA (3,05 et 7,62 euros). En janvier 2003, les députés ont voté une loi qui prévoit des poursuites systématiques à l'encontre des auteurs de mutilations génitales féminines et de leurs complices, passibles de peines de 6 mois à 10 ans de prison, assorties éventuellement de travaux forcés et d'une amende de 100.000 à 6 millions de francs CFA (152,45 à 9.000 euros). Au Bénin, plus de 200 exciseuses et exciseurs sont dénombrés dans 6 des 12 départements du pays.
En février dernier, le gouvernement béninois a lancé à Tanguiéta (environ 584 km au nord-ouest de Cotonou) une vaste campagne contre l'excision dans les régions les plus touchées, essentiellement le nord du pays, afin "d'éradiquer complètement cette pratique". Malgré ces efforts, l'excision touche encore chaque année environ 10% des femmes et filles du Bénin. Plusieurs exciseuses et exciseurs qui avaient "déposé leurs couteaux" entre 2001 et 2003 ont repris leurs activités, invoquant la nécessité de gagner leur vie.
Dans le nord, le coût de l'excision varie entre 2.000 et 5.000 francs CFA (3,05 et 7,62 euros). En janvier 2003, les députés ont voté une loi qui prévoit des poursuites systématiques à l'encontre des auteurs de mutilations génitales féminines et de leurs complices, passibles de peines de 6 mois à 10 ans de prison, assorties éventuellement de travaux forcés et d'une amende de 100.000 à 6 millions de francs CFA (152,45 à 9.000 euros). Au Bénin, plus de 200 exciseuses et exciseurs sont dénombrés dans 6 des 12 départements du pays.
Submitted on mar, 03/23/2004 - 01:00
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