Afghanistan: Une loi liberticide pour les femmes
Selon l'édition du Guardian de mercredi, la communauté internationale a commencé à faire pression sur le président afghan, à l'occassion de la conférence sur l'Afghanistan qui s'est tenue mardi, à La Haye. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, aurait discuté du sujet avec M. Karzaï, et a évoqué, lors de sa conférence de presse, la vigilance des Etats-Unis sur les droits des femmes. Plusieurs de ses homologues scandinaves auraient également demandé au gouvernement afghan de s'expliquer. Par ailleurs, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré qu'en Afghanistan, "les femmes devraient être libres de travailler, d'enseigner et de vivre à l'abri de l'oppression et de la peur", peut-on lire sur le site des Nations unies.
01 avril 2009
Source : Le Monde
Le texte qui réglemente notamment les relations entre hommes et femmes "rappelle les décrets du régime des Talibans" et "saperait gravement les droits des femmes", pour la Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme.
La Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme, Navi Pillay (Sipa)
La Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme, Navi Pillay (Sipa) Navi Pillay, la Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme a demandé, vendredi 3 avril, au gouvernement afghan de retirer la nouvelle législation qui "vise les femmes de manière répréhensible" et "rappelle les décrets du régime des talibans". L'application de cette loi "saperait gravement les droits des femmes en Afghanistan et contreviendrait à la Constitution afghane comme aux normes internationales des droits de l'homme", a estimé Navi Pillay dans un communiqué.
La nouvelle législation, qui régit le droit de la famille au sein de la communauté chiite hazara (environ 10% de la population afghane), n'a pas encore été rendue publique.
"Un grand pas dans la mauvaise direction"
Approuvée par les deux chambres parlementaires, elle a été signée courant mars par le président Hamid Karzaï, mais a été amendée par les députés. Elle réglemente notamment les relations entre hommes et femmes, les formalités de divorce et le droit de propriété. La publication de plusieurs extraits du projet de loi initial a d'ores-et-déjà suscité de vives protestations internationales.
"Il s'agit là d'une indication évidente supplémentaire que la situation des droits de l'homme empire en Afghanistan", a déclaré Navi Pillay. "Cette loi est un grand pas dans la mauvaise direction", a-t-elle insisté.
06 avril 2009
Source : NOUVELOBS.COM
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