Nouvelles

6/12/2011

Elle parle à voix basse, chuchotant presque, d’un timbre fluet. Mais, derrière cette timidité, se loge une volonté farouche. Celle d’une jeune fille qui pose nue pour affirmer sa liberté, les yeux plantés dans l’objectif, et publie ensuite sa photo sur Internet, provoquant un gigantesque scandale chez les Egyptiens. « Je ne regrette rien, affirme Aliaa el-Mahdy. Ce ne sont pas les menaces de mort qui me feront changer d’avis, au contraire… » Du haut de ses 20 ans, la jeune étudiante veut changer le monde, propager la révolution et faire sauter les tabous, à commencer par ceux du machisme et du conservatisme écrasants qui pèsent sur l’Egypte. Cette image en noir et blanc montre Aliaa debout, en bas et en ballerines rehaussées de rouge, une fleur dans les cheveux. La jeune femme dénudée regarde le spectateur droit dans les yeux, comme l’« Olympia » de Manet qui scandalisa la France il y a plus d’un siècle.

15/11/2011

Suite aux actes de violence et de violation des libertés individuelles qui ont eu lieu dans certaines écoles, instituts et facultés et au cours desquels certaines étudiantes et professeures ont été menacées dans leur intégrité physique et morale car leur tenue vestimentaire n’aurait pas  été «  au goût » des auteurs de ces violences, l’Association des femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement (AFTURD) exprime sa totale désapprobation et condamne ces actes contraires aux principes de la République et des libertés publiques et individuelles qu’elle garantit.

15/11/2011

TUNIS, 15 nov (IPS) - Les femmes tunisiennes sont sorties massivement exprimer leur droit de vote, leur dernière arme, lorsque le pays organisait ses premières élections démocratiques depuis qu’un soulèvement populaire a détrôné l'ancien président Zine Abidine Ben Ali, mettant fin à son règne de 27 ans sur le pays.

15/11/2011

L’étranger de passage à Tunis (particulièrement celui qui n’a pas visité ce pays depuis quelques années, comme c’est notre cas) est frappé par l’effervescence des débats, des échanges verbaux, dans les cafés, sur les places publiques, dans les bus, près des échoppes…

Tunis. De notre envoyée spéciale

25/7/2011

Comme toutes les autres religions, l’islam doit prendre conscience d’un fait capital : pour survivre dans le monde moderne, il doit se justifier d’un point de vue universel. Seul ce point de vue rend une idée ou une proposition acceptable par tous, en tant que moralement supérieure. L’auteur s’interroge sur une conception moderne des droits de l’homme existant dans l’islam.

22/7/2011

Le 11 avril 2011, le gouvernement tunisien de transition a voté une loi révolutionnaire qui institue la parité totale et l’alternance obligatoire des candidats masculins et féminins sur toutes les listes lors de la prochaine élection de l’Assemblée constituante. L’AWID s’est entretenu avec Radhia Bel Haj Zekri, Présidente de l’AFTURD (Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche et le Développement) sur la signification de cette loi pour les femmes et leurs droits en Tunisie.

21/7/2011

Maryam Bahreman, militante des droits des femmes, est toujours en détention alors que le parquet de Chiraz a ordonné sa libération sous caution au début du mois de juillet. Amnesty International la considère comme une prisonnière d'opinion, détenue uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression et d'association.

21/7/2011

L’Observatoire des violences contre les femmes (OVIF) a dénoncé, hier, les expéditions punitives menées par certains groupes d’hommes contre les femmes sous prétexte de moralisation de la société. Lors d’une conférence de presse animée hier à Alger, Cherifa Khadar et Dalila Djerbal, deux responsables de l’OVIF, ont qualifié de scandaleux ce qui s’est passé dernièrement à M’sila et avant cela à Ouargla, Remchi, Hassi Messaoud et Bordj. Considérées par leur voisinage comme «des prostituées potentielles», car elles vivent seules et sous prétexte d’assainissement des mœurs, des groupes d’individus organisent des expéditions punitives contre ces femmes. «Dans beaucoup de cas, c’est la rumeur qui tient lieu d’acte d’accusation. Des personnes, dont la moralité et la crédibilité ne sont pas toujours démontrées, s’érigent en tribunal ; elles dressent l’acte d’accusation et mobilisent l’opinion pour l’exécution sommaire !» s’offusque Dalila Djerbal. Elle est persuadée que ces «justiciers», qui se mettent à plusieurs centaines pour se donner du courage et se rassurer du bien-fondé de leur crime, qui brûlent les maisons des femmes, les agressent au nom de la morale, sont les mêmes à utiliser les femmes comme des objets sexuels pour assouvir leurs frustrations.

19/7/2011

NDLR : Pour les besoins de la rédaction, aucune femme n’a été maltraitée, exploitée ou battue. Aucun hijab ni niqab n’ont  été brûlés. Seuls le recours à la raison humaine finie et quelques tasses de café ont été de mise. L’exception tunisienne est désormais renversée. A l’heure où les Saoudiennes, les Iraniennes et autres confinées sous les tissus de misère se battent pour leurs droits d’êtres et de citoyennes, les Tunisiennes, qui à ce jour portaient le flambeau de l’émancipation féminine dans le monde arabo-musulman, voient certaines de leurs compatriotes abandonner le front et tirer, telles des mercenaires, sur leur propre camp. « Mon niqab est ma liberté », scandent les voilées jusqu’à l’œil. Elles y croient dur comme fer. Elles se disent libres de renoncer à leur liberté, telles un agonisant sur son lit de mort qui vous martèle : « Je suis libre de m’euthanasier.»  

19/7/2011

Alors même que vient de prendre fin le Mondial de football féminin, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel annonce qu'une deuxième journaliste iranienne censée couvrir l'évènement a été arrêtée, information confirmée par le parquet de Téhéran. Les autorités Iraniennes n'ont communiqué aucun motif officiel concernant ces deux arrestations.