Nouvelles

22/7/2011

Le 11 avril 2011, le gouvernement tunisien de transition a voté une loi révolutionnaire qui institue la parité totale et l’alternance obligatoire des candidats masculins et féminins sur toutes les listes lors de la prochaine élection de l’Assemblée constituante. L’AWID s’est entretenu avec Radhia Bel Haj Zekri, Présidente de l’AFTURD (Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche et le Développement) sur la signification de cette loi pour les femmes et leurs droits en Tunisie.

21/7/2011

Maryam Bahreman, militante des droits des femmes, est toujours en détention alors que le parquet de Chiraz a ordonné sa libération sous caution au début du mois de juillet. Amnesty International la considère comme une prisonnière d'opinion, détenue uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression et d'association.

21/7/2011

L’Observatoire des violences contre les femmes (OVIF) a dénoncé, hier, les expéditions punitives menées par certains groupes d’hommes contre les femmes sous prétexte de moralisation de la société. Lors d’une conférence de presse animée hier à Alger, Cherifa Khadar et Dalila Djerbal, deux responsables de l’OVIF, ont qualifié de scandaleux ce qui s’est passé dernièrement à M’sila et avant cela à Ouargla, Remchi, Hassi Messaoud et Bordj. Considérées par leur voisinage comme «des prostituées potentielles», car elles vivent seules et sous prétexte d’assainissement des mœurs, des groupes d’individus organisent des expéditions punitives contre ces femmes. «Dans beaucoup de cas, c’est la rumeur qui tient lieu d’acte d’accusation. Des personnes, dont la moralité et la crédibilité ne sont pas toujours démontrées, s’érigent en tribunal ; elles dressent l’acte d’accusation et mobilisent l’opinion pour l’exécution sommaire !» s’offusque Dalila Djerbal. Elle est persuadée que ces «justiciers», qui se mettent à plusieurs centaines pour se donner du courage et se rassurer du bien-fondé de leur crime, qui brûlent les maisons des femmes, les agressent au nom de la morale, sont les mêmes à utiliser les femmes comme des objets sexuels pour assouvir leurs frustrations.

19/7/2011

NDLR : Pour les besoins de la rédaction, aucune femme n’a été maltraitée, exploitée ou battue. Aucun hijab ni niqab n’ont  été brûlés. Seuls le recours à la raison humaine finie et quelques tasses de café ont été de mise. L’exception tunisienne est désormais renversée. A l’heure où les Saoudiennes, les Iraniennes et autres confinées sous les tissus de misère se battent pour leurs droits d’êtres et de citoyennes, les Tunisiennes, qui à ce jour portaient le flambeau de l’émancipation féminine dans le monde arabo-musulman, voient certaines de leurs compatriotes abandonner le front et tirer, telles des mercenaires, sur leur propre camp. « Mon niqab est ma liberté », scandent les voilées jusqu’à l’œil. Elles y croient dur comme fer. Elles se disent libres de renoncer à leur liberté, telles un agonisant sur son lit de mort qui vous martèle : « Je suis libre de m’euthanasier.»  

19/7/2011

Alors même que vient de prendre fin le Mondial de football féminin, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel annonce qu'une deuxième journaliste iranienne censée couvrir l'évènement a été arrêtée, information confirmée par le parquet de Téhéran. Les autorités Iraniennes n'ont communiqué aucun motif officiel concernant ces deux arrestations. 

 

13/7/2011

Cheikh Adel est entouré de plusieurs dizaines de personnes, parmi elles des enfants, auxquelles il donne cet après-midi un cours sur ce qui est permis et ce qui  ne l’est pas dans l’usage du texte coranique. Cette séance soft, tenue dans la mosquée Awn Allah, dans l’arrondissement At’tadhamoun, prépare un autre cours donné entre les prières du maghreb et d’el îcha par cheikh Ahcen. Ce dernier, qui prétend avoir fait les guerres d’Afghanistan et du Soudan, prêche depuis des mois dans cette mosquée et consacre ses enseignements à convaincre son auditoire de la guerre nécessaire entre, selon sa vision, les croyants (ceux à l’intérieur de la mosquée) et les impies (ceux à l’extérieur de la mosquée).

12/7/2011

Les expéditions punitives contre les femmes continuent… Encore une fois, des femmes sont lynchées ! Après Hassi Messaoud, M’sila, où en l’espace de deux mois (El Watan du 5 juillet 2011), des hommes «honorables» s’en prennent à des femmes sans défense considérées par eux comme «des femmes de mauvaises mœurs» ! Nous nous élevons fermement pour condamner vivement les agressions dont sont, de plus en plus, victimes les femmes algériennes.

4/7/2011

La présidente du Comité d'organisation du Mondial féminin Steffi Jones a réclamé jeudi la libération d'une photographe iranienne qui devait couvrir la compétition et qui, selon Berlin, est incarcérée en Iran. "J'appelle instamment les responsables en Iran à libérer immédiatement Maryam Majd et à la laisser se rendre au Mondial", a dit Steffi Jones.

4/7/2011

L'attaque récente par des salafistes d'un cinéma de Tunis a catalysé les craintes dans les milieux culturels et associatifs tunisiens qui s'inquiètent d'une montée de la pression islamiste et multiplient les appels à la vigilance. Dimanche dernier, une cinquantaine de militants brandissant le drapeau du parti salafiste Tahrir (non légalisé) envahissent le cinéma Afric'art pour tenter d'empêcher la projection du film de Nadia el Fani "Ni Allah, ni maître" (rebaptisé depuis d'un titre plus neutre, "Laïcité Inch Allah!").

29/6/2011

Une fois de plus, les salafistes ont agressé des femmes. Ils ont choisi,ce matin, 28 juin,  l'hôpital  Charles  Nicolle. Il ne s'agit plus de dénoncer leurs agissements en signant des pétitions, en publiant des communiqués. Nous devons exiger la sécurité et la justice et manifester en masse devant le Ministère des affaires religieuses et - pourquoi pas?- devant les locaux des partis islamistes qui, en parents complaisants, réprimandent si gentiment leur progéniture. Comme tous les malfrats,comme tous les terroristes,  ils doivent être jugés.