Nouvelles

21/7/2011

L’Observatoire des violences contre les femmes (OVIF) a dénoncé, hier, les expéditions punitives menées par certains groupes d’hommes contre les femmes sous prétexte de moralisation de la société. Lors d’une conférence de presse animée hier à Alger, Cherifa Khadar et Dalila Djerbal, deux responsables de l’OVIF, ont qualifié de scandaleux ce qui s’est passé dernièrement à M’sila et avant cela à Ouargla, Remchi, Hassi Messaoud et Bordj. Considérées par leur voisinage comme «des prostituées potentielles», car elles vivent seules et sous prétexte d’assainissement des mœurs, des groupes d’individus organisent des expéditions punitives contre ces femmes. «Dans beaucoup de cas, c’est la rumeur qui tient lieu d’acte d’accusation. Des personnes, dont la moralité et la crédibilité ne sont pas toujours démontrées, s’érigent en tribunal ; elles dressent l’acte d’accusation et mobilisent l’opinion pour l’exécution sommaire !» s’offusque Dalila Djerbal. Elle est persuadée que ces «justiciers», qui se mettent à plusieurs centaines pour se donner du courage et se rassurer du bien-fondé de leur crime, qui brûlent les maisons des femmes, les agressent au nom de la morale, sont les mêmes à utiliser les femmes comme des objets sexuels pour assouvir leurs frustrations.

19/7/2011

NDLR : Pour les besoins de la rédaction, aucune femme n’a été maltraitée, exploitée ou battue. Aucun hijab ni niqab n’ont  été brûlés. Seuls le recours à la raison humaine finie et quelques tasses de café ont été de mise. L’exception tunisienne est désormais renversée. A l’heure où les Saoudiennes, les Iraniennes et autres confinées sous les tissus de misère se battent pour leurs droits d’êtres et de citoyennes, les Tunisiennes, qui à ce jour portaient le flambeau de l’émancipation féminine dans le monde arabo-musulman, voient certaines de leurs compatriotes abandonner le front et tirer, telles des mercenaires, sur leur propre camp. « Mon niqab est ma liberté », scandent les voilées jusqu’à l’œil. Elles y croient dur comme fer. Elles se disent libres de renoncer à leur liberté, telles un agonisant sur son lit de mort qui vous martèle : « Je suis libre de m’euthanasier.»  

19/7/2011

Alors même que vient de prendre fin le Mondial de football féminin, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel annonce qu'une deuxième journaliste iranienne censée couvrir l'évènement a été arrêtée, information confirmée par le parquet de Téhéran. Les autorités Iraniennes n'ont communiqué aucun motif officiel concernant ces deux arrestations. 

 

13/7/2011

Cheikh Adel est entouré de plusieurs dizaines de personnes, parmi elles des enfants, auxquelles il donne cet après-midi un cours sur ce qui est permis et ce qui  ne l’est pas dans l’usage du texte coranique. Cette séance soft, tenue dans la mosquée Awn Allah, dans l’arrondissement At’tadhamoun, prépare un autre cours donné entre les prières du maghreb et d’el îcha par cheikh Ahcen. Ce dernier, qui prétend avoir fait les guerres d’Afghanistan et du Soudan, prêche depuis des mois dans cette mosquée et consacre ses enseignements à convaincre son auditoire de la guerre nécessaire entre, selon sa vision, les croyants (ceux à l’intérieur de la mosquée) et les impies (ceux à l’extérieur de la mosquée).

12/7/2011

Les expéditions punitives contre les femmes continuent… Encore une fois, des femmes sont lynchées ! Après Hassi Messaoud, M’sila, où en l’espace de deux mois (El Watan du 5 juillet 2011), des hommes «honorables» s’en prennent à des femmes sans défense considérées par eux comme «des femmes de mauvaises mœurs» ! Nous nous élevons fermement pour condamner vivement les agressions dont sont, de plus en plus, victimes les femmes algériennes.

4/7/2011

La présidente du Comité d'organisation du Mondial féminin Steffi Jones a réclamé jeudi la libération d'une photographe iranienne qui devait couvrir la compétition et qui, selon Berlin, est incarcérée en Iran. "J'appelle instamment les responsables en Iran à libérer immédiatement Maryam Majd et à la laisser se rendre au Mondial", a dit Steffi Jones.

4/7/2011

L'attaque récente par des salafistes d'un cinéma de Tunis a catalysé les craintes dans les milieux culturels et associatifs tunisiens qui s'inquiètent d'une montée de la pression islamiste et multiplient les appels à la vigilance. Dimanche dernier, une cinquantaine de militants brandissant le drapeau du parti salafiste Tahrir (non légalisé) envahissent le cinéma Afric'art pour tenter d'empêcher la projection du film de Nadia el Fani "Ni Allah, ni maître" (rebaptisé depuis d'un titre plus neutre, "Laïcité Inch Allah!").

29/6/2011

Une fois de plus, les salafistes ont agressé des femmes. Ils ont choisi,ce matin, 28 juin,  l'hôpital  Charles  Nicolle. Il ne s'agit plus de dénoncer leurs agissements en signant des pétitions, en publiant des communiqués. Nous devons exiger la sécurité et la justice et manifester en masse devant le Ministère des affaires religieuses et - pourquoi pas?- devant les locaux des partis islamistes qui, en parents complaisants, réprimandent si gentiment leur progéniture. Comme tous les malfrats,comme tous les terroristes,  ils doivent être jugés.

24/6/2011

WLUML a besoin, de toute urgence, des fonds pour couvrir ses frais de communication et de publication qui constituent les secteurs les plus importants de son travail, surtout avec les évènements politiques récents et les chances de promouvoir les droits des femmes et la démocratie dans les contextes musulmans.

22/6/2011

Nous avons reçu des informations de nos amies de Maroc par rapport à la répression spécifiques qui les femmes, et en particulier les jeunes filles, ont subi lors de manifestations qui ont eu lieu à partir du 20 février 2011. Les policiers ont utilisé des insultes de caractère sexuel, menaces de viols, agrippement des cheveux pour générer la peur et la honte et nier aux femmes la possibilité de s´exprimer. Maintenant ce sont nos amies de Irak qui raconte des situations pareil.