News : Violence à l’encontre des femmes

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10/1/2012

Les visages sont graves au collectif féministe Libanais Nasawiya tandis que les histoires de harcèlements sexuel verbaux et physiques défilent, et que le viol et le meurtre perpétrés sur Myriam Achkar fait la une des journaux.

« L’heure est venue de faire quelque chose, cette situation ne peut plus durer », déclare Farah, activiste des droits de la femme de longue date et membre du collectif.

15/12/2011

Sami Madhi, un Afghan de 27 ans, a décidé que les choses devaient changer dans son pays. Il a créé une émission de télévision où les femmes peuvent parler en toute liberté de la violence dont elles sont victimes: de leur mari qui les frappe, de leur père qui les marie à l'âge de 10 ans ou du silence de la société qui ne fait rien pour les aider. L'émission fait fureur. Au moment où le procès Shafia se déroule à Kingston, notre journaliste Michèle Ouimet et notre photographe Ivanoh Demers se sont rendus à Kaboul.

6/12/2011

Elle parle à voix basse, chuchotant presque, d’un timbre fluet. Mais, derrière cette timidité, se loge une volonté farouche. Celle d’une jeune fille qui pose nue pour affirmer sa liberté, les yeux plantés dans l’objectif, et publie ensuite sa photo sur Internet, provoquant un gigantesque scandale chez les Egyptiens. « Je ne regrette rien, affirme Aliaa el-Mahdy. Ce ne sont pas les menaces de mort qui me feront changer d’avis, au contraire… » Du haut de ses 20 ans, la jeune étudiante veut changer le monde, propager la révolution et faire sauter les tabous, à commencer par ceux du machisme et du conservatisme écrasants qui pèsent sur l’Egypte. Cette image en noir et blanc montre Aliaa debout, en bas et en ballerines rehaussées de rouge, une fleur dans les cheveux. La jeune femme dénudée regarde le spectateur droit dans les yeux, comme l’« Olympia » de Manet qui scandalisa la France il y a plus d’un siècle.

21/7/2011

L’Observatoire des violences contre les femmes (OVIF) a dénoncé, hier, les expéditions punitives menées par certains groupes d’hommes contre les femmes sous prétexte de moralisation de la société. Lors d’une conférence de presse animée hier à Alger, Cherifa Khadar et Dalila Djerbal, deux responsables de l’OVIF, ont qualifié de scandaleux ce qui s’est passé dernièrement à M’sila et avant cela à Ouargla, Remchi, Hassi Messaoud et Bordj. Considérées par leur voisinage comme «des prostituées potentielles», car elles vivent seules et sous prétexte d’assainissement des mœurs, des groupes d’individus organisent des expéditions punitives contre ces femmes. «Dans beaucoup de cas, c’est la rumeur qui tient lieu d’acte d’accusation. Des personnes, dont la moralité et la crédibilité ne sont pas toujours démontrées, s’érigent en tribunal ; elles dressent l’acte d’accusation et mobilisent l’opinion pour l’exécution sommaire !» s’offusque Dalila Djerbal. Elle est persuadée que ces «justiciers», qui se mettent à plusieurs centaines pour se donner du courage et se rassurer du bien-fondé de leur crime, qui brûlent les maisons des femmes, les agressent au nom de la morale, sont les mêmes à utiliser les femmes comme des objets sexuels pour assouvir leurs frustrations.

12/7/2011

Les expéditions punitives contre les femmes continuent… Encore une fois, des femmes sont lynchées ! Après Hassi Messaoud, M’sila, où en l’espace de deux mois (El Watan du 5 juillet 2011), des hommes «honorables» s’en prennent à des femmes sans défense considérées par eux comme «des femmes de mauvaises mœurs» ! Nous nous élevons fermement pour condamner vivement les agressions dont sont, de plus en plus, victimes les femmes algériennes.

22/6/2011

Nous avons reçu des informations de nos amies de Maroc par rapport à la répression spécifiques qui les femmes, et en particulier les jeunes filles, ont subi lors de manifestations qui ont eu lieu à partir du 20 février 2011. Les policiers ont utilisé des insultes de caractère sexuel, menaces de viols, agrippement des cheveux pour générer la peur et la honte et nier aux femmes la possibilité de s´exprimer. Maintenant ce sont nos amies de Irak qui raconte des situations pareil.

14/6/2011

Ce 10 juin au matin, les manifestantes ont été brutalement tabassées et sexuellement agressées par des hommes qui auraient été convoyés en bus par milliers pour perturber la manifestation hebdomadaire. Les manifestants ont subi des fractures, des blessures au couteau et ont été battus. Plusieurs femmes ont été rouées de coups et soumises à des attouchements violents ; des attaquants armés ont tenté de leur arracher de force leurs vêtements. Les activistes qui travaillent avec l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak rapportent que leurs attaquants étaient recrutés et payés par les forces de sécurité du gouvernement qui ont utilisé des hommes en civil pour éviter d’être accusées de ces violences.

23/5/2011

Le réseau Wassila a lancé le 15 mai un guide destiné aux professionnel-le-s de santé algérien-ne-s pour les informer sur le dépistage et la prise en charge des femmes victimes de violences, notamment de violences conjugales. Un dépliant, en français et en arabe, permettant aux femmes de connaître leurs droits et les recours auprès d’associations et différents services d’aide sera distribué gratuitement dans les centres de santé et chez les médecins.

23/5/2011

Dans les annales du « printemps arabe», aux côtés du Caire, de Benghazi, de Deraa et de Sidi Bouzid, il faudra trouver une petite place pour Sourif, un bourg de Cisjordanie, à l'ouest d'Hébron.Révulsés par l'assassinat d'une jeune fille à la réputation exemplaire, Ayah Baradeya, noyée par son oncle qui désapprouvait son projet de mariage, les 15 000 habitants de Sourif se sont soulevés à la manière des révolutionnaires arabes. Deux semaines de manifestations et de mobilisations sur Internet ont forcé l'Autorité palestinienne à amender la législation qui accorde une quasi impunité aux auteurs de ce genre d'actes, abusivement qualifiés de "crimes d'honneur".

10/5/2011

Les images d'Imane el-Obeidi en pleur dans le hall de l'Hôtel Rixos à Tripoli avaient fait le tour du monde. Au mois de mars, la jeune avocate avait fait irruption dans cet hôtel en affirmant aux journalistes internationaux avoir été violée. Elle serait parvenue à quitter la Libye et aurait trouvé refuge à l'ambassade de France en Tunisie avant de se rendre au Qatar. information à prendre à précaution pour le moment mais tout laisse à croire qu'elle est dans un lieu sûr.