Tunisia

Le long d’un printemps qui semblait fleurir bon la révolution, les femmes arabes ont nourri des espoirs et rêvé de changements. Elles ont parfois réussi à appeler publiquement de leurs vœux la fin des régimes corrompus et l’avènement de la démocratie. Hélas ! Si la rébellion arabe a témoigné parfois d’une présence féminine importante, comme en Tunisie, elle est restée ostensiblement masculine au Yémen et en Libye, voire en Egypte. Les images de certaines manifestantes voilées de pied en cap laissaient perplexe sur les intentions «révolutionnaires» de leurs auteures pendant que les instances et conseils révolutionnaires se succédaient en alignant les cravates et les barbes. D’autres signes devaient nous alerter sur ces soulèvements en passe de laisser les femmes sur le quai. Dans les manifestations, peu de revendications féministes ou de slogans pour l’égalité, pas de programme réclamant un changement significatif de la condition des femmes. Même les Tunisiennes, les plus actives dans le soulèvement contre Ben Ali, ont été éliminées de la course au pouvoir. Le gouvernement Kaïd Sebssi concédait un seul portefeuille important aux femmes, aucun parti n’était présidé par une figure féminine en vue et, sur les 1 700 listes candidates à la Constituante, on comptait juste 7% de femmes têtes de listes.

While the Arab Spring has provided women with space to make their voices heard, “It has also become clear that there are real risks, especially [for woman] in places like Egypt and Libya,” said Head of Human Rights Watch’s Women Division Liesl Gerntholtz. 

“[Arab] women were visible, they went out and demonstrated for changes, but unfortunately right after the ousters of [Tunisian President Zeineddine] Ben Ali and [Egyptian President Hosni] Mubarak, we saw a backlash,” added her colleague, Nadya Khalife, the Middle East North Africa researcher in HRW’s women's rights division. 

Following the violence and violations of civil liberties that took place in a number of schools, institutes and universities, when some students and professors were physically attacked or otherwise threatened due to their clothing not being to the "taste" of the perpetrators, the Association of Tunisian Women for Research on Development (AFTURD) expresses its complete disapproval of and condemns these acts which are contrary to the principles of the Republic and of the public and individual freedoms it guarantees.

Suite aux actes de violence et de violation des libertés individuelles qui ont eu lieu dans certaines écoles, instituts et facultés et au cours desquels certaines étudiantes et professeures ont été menacées dans leur intégrité physique et morale car leur tenue vestimentaire n’aurait pas  été «  au goût » des auteurs de ces violences, l’Association des femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement (AFTURD) exprime sa totale désapprobation et condamne ces actes contraires aux principes de la République et des libertés publiques et individuelles qu’elle garantit.

TUNIS, 15 nov (IPS) - Les femmes tunisiennes sont sorties massivement exprimer leur droit de vote, leur dernière arme, lorsque le pays organisait ses premières élections démocratiques depuis qu’un soulèvement populaire a détrôné l'ancien président Zine Abidine Ben Ali, mettant fin à son règne de 27 ans sur le pays.

TUNIS, Nov 14, 2011 (IPS) - Tunisian women poured into the streets armed with the vote, their latest weapon, when the country voted in its first democratic election since a popular uprising unseated former president Zine Abidine Ben Ali, ending his 27-year- long stronghold on the country.

L’étranger de passage à Tunis (particulièrement celui qui n’a pas visité ce pays depuis quelques années, comme c’est notre cas) est frappé par l’effervescence des débats, des échanges verbaux, dans les cafés, sur les places publiques, dans les bus, près des échoppes…

Tunis. De notre envoyée spéciale

Nine months after a popular election toppled the dictatorship of former Tunisian president Zine Abidine Ben Ali, voters headed to the polls Sunday to cast their ballots for fresh leaders to rewrite the laws of the country’s political system.

The election campaign in the birthplace of the Arab Spring has been, among other things, a battleground for women’s rights as voters set out to choose from about 11,000 candidates, half of them women.

On the eve of the elections in Tunisia that will shape the future of the country and even that of the Arab world as well, Western do-gooders and Islamic fundamentalists hand in hand rejoice in ‘Tunisia’s first free elections’ and its access to ‘ democracy’. The recent history of Iran and Algeria have taught us better… And women in Tunisia watch in horror the rise of Muslim fundamentalists, as a possible replication of the Algerian scenario of 1989 .

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