Libya

In a bare, shabby side room in Benghazi's central courthouse, the hub of pro-democracy Libyan operations, Salwa Bugaighis talks animatedly, hardly flinching as gunshots ring out from the raucous crowds outside. They, like her, are in a mood that veers between celebration and defiance to anxiety. They flood the area of the seafront, which is littered with boards displaying caricatures of the Libyan leader Colonel Muammar Qaddafi and stalls selling souvenirs since the eastern part of the country was liberated on February 20.

Si l'on s'en tient aux images de télévisions, on pourrait croire que la Libye est peuplée d'hommes, exclusivement. Et pourtant, « ce sont les femmes qui, les premières, ont défié l'interdiction de manifester » raconte Naeïma Gebril, juge à la cour d'appel de Benghazi : « Le 15 février, les mères de milliers de prisonniers morts en détention sont venues se poster devant le tribunal de Benghazi avec les portraits de leurs fils, car le procès venait de s'ouvrir et Fethi Tril, l'un des avocats qui plaidait leur cause, avait été arrêté la veille. Elles n'ont pas été réprimées : il était impensable que les policiers frappent des femmes. »

The International Criminal Court (ICC) will investigate Libyan President Muammar Al-Qadhafi’s regime for crimes against humanity in repressing peaceful protesters, as a top United Nations official today called for global action to avert a humanitarian disaster inside the country. ICC prosecutor Luis Moreno-Ocampo said today preliminary examination of available information shows that an investigation is warranted after the Security Council last week asked him to look into the violent repression in which more than 1,000 people are reported to have been killed and many more injured as Mr. Qadhafi’s loyalists opened fire on peaceful civilians demanding his ouster.

قال مدعي عام المحكمة الجنائية الدولية، لويس مورينو أوكامبو، اليوم إن المحكمة ستجري تحقيقا في ارتكاب نظام الرئيس الليبي معمر القذافي جرائم ضد الإنسانية، بينما دعت الأمم المتحدة إلى اتخاذ إجراء عاجل لتفادي أزمة إنسانية في البلاد. وقال أوكامبو اليوم إن التحقيقات الأولية من المعلومات المتاحة توضح بأن هناك أمر بإجراء تحقيق، وذلك بعد أن طلب مجلس الأمن الأسبوع الماضي من المحكمة النظر في القمع العنيف للتظاهرات في ليبيا مما أسفر حسب التقارير الواردة عن مقتل أكثر من 1000 شخص وإصابة آخرين. وسيقدم أوكامبو في مؤتمر صحفي غدا لمحة عامة حول الجرائم التي يزعم ارتكابها في ليبيا منذ الخامس عشر من شباط/فبراير والمعلومات المتعلقة بالهيئات والأشخاص الذين يمكن محاسبتهم.

At a historic General Assembly session this afternoon, the GA voted, by consensus, to suspend Libya’s membership in the Human Rights Council.  In her remarks, Ambassador Rice said, “This unprecedented action sends another clear warning to Mr. Qadhafi and those who still stand by him: they must stop the killing. When the only way a leader can cling to power is by grossly and systematically violating his own people’s human rights, he has lost any legitimacy to rule. He must go, and he must go now.”  Rice also spoke to reporters after the vote. 

تحث المنظمات الموقعة أدناه مجلس حقوق الإنسان إلى التحرك العاجل للرد على القمع العنيف للتظاهرات التي تجري حاليا في منطقة الشرق الأوسط وشمال أفريقيا وخارجها. ولا يمكن لمجلس حقوق الإنسان أن يقف موقف المتفرج من تلك الأحداث التي أودت بحياة مواطنين عاديين أو عرضت أرواحهم للخطر من خلال قمع عنيف وغير قانوني. وقد خرج مئات الآلاف من الناس في عديد من البلدان إلى الشوارع للمطالبة السلمية باحترام حقوقهم وحرياتهم الأساسية، فقتل بضع مئات من المتظاهرين، وتعرض المتظاهرون والصحفيون والمدافعون عن حقوق الإنسان والسجناء السياسيون السابقون والعاملون في المجال الإنساني للضرب أو الاعتقال التعسفي. ومن غير المقبول أن يظل مجلس الأمم المتحدة لحقوق الإنسان صامتاً في مواجهة مثل هذه الانتهاكات واسعة الانتشار لحقوق الإنسان والحريات الأساسية. فينبغي للمجلس:

The undersigned organisations urge the Human Rights Council to act urgently to respond to the violent repression of demonstrations currently underway in the Middle East, North Africa and beyond. The Human Rights Council cannot be a passive bystander of such events, during which the lives of ordinary citizens have been taken or put at risk through violent and unlawful repression.

Muammar Kadhafi veut éviter à tout prix la contagion et exerce une répression extrêmement dure dans l'Est de la Libye. Il s'agit pour lui d'éviter que “l’épidémie” ne s’étende, car si la révolte arrivait jusqu’à Tripoli, le régime serait en péril. C’est pourquoi, en particulier à Benghazi et à Al-Baïda, il a ordonné de tirer sur les manifestants; mission confiée à des mercenaires. Ce choix d’employer des “missionnaires” africains − notamment des Tchadiens et des Ougandais − permet de libérer de tout conditionnement, clanique ou tribale, ceux qui doivent tirer sur les manifestants. Le pouvoir évite ainsi que les contradictions du sang se répercutent dans l’armée. Même les cortèges funèbres en l’honneur des victimes n’échappent pas à la violence brutale de la répression. 

Dans un pays où toute liberté d'expression est étouffée, des opposants au régime de Mouammar Kadhafi ont lancé un appel à manifester, jeudi 17 février, contre le despotisme du pouvoir en place. L'appel à cette "journée de la colère" a été lancé sur Internet, avec l'espoir d'imiter les révolutions en Tunisie et en Egypte, deux pays voisins.

Pourquoi les musulmans ne peuvent-ils développer d'autres formes de protestation pour défendre l'honneur d'Aïcha [épouse du Prophète, elle est considérée comme la "Mère des croyants" par les sunnites, mais honnie par les chiites en raison de son attitude hostile à Ali, le quatrième calife, considéré comme le père du chiisme] ? La défense d'Aïcha justifie-t-elle vraiment l'explosion de tensions confessionnelles qui en est découlée au Koweït et ailleurs ? Au lieu de préparer le terrain pour des agressions et attentats entre sunnites et chiites dans certains pays de la région, on aurait pu se saisir de l'occasion pour attirer l'attention sur le sort des Aïcha contemporaines. Ainsi, l'Aïcha afghane, dont le magazine Time a fait sa fameuse une et à laquelle sa famille a coupé le nez. Dans ce même pays, les talibans mènent une guerre sans merci contre l'enseignement des filles : ils ont détruit, selon différents rapports, des dizaines d'écoles et ont menacé les familles qui continuaient de vouloir donner une éducation scolaire à leurs filles.

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