Morocco

Sorti en salles le 1er février, Sur la planche est un film qu’on se doit nécessairement de voir quand on est engagé dans la lutte pour les droits des femmes, pour la première raison que certains de nos combats, à côté des leurs, ressemblent à de gentilles réunions Tupperware.

Car les quatre jeunes filles qui habitent cette pellicule se débattent sans relâche, simplement pour démontrer leur droit d’exister par elles-mêmes dans un monde où les hommes dirigent tout. Dans le Tanger que filme Leïla Kilani, pour une jeune femme non mariée qui a quitté sa campagne pour travailler en ville, survivre constitue en soit une certaine audace.

The recent parliamentary elections in Morocco have led to the creation of the first ever elected Islamist government in Morocco’s history. After winning more than forty percent of the votes in the November 25th elections, the Party of Justice and Development (PJD) led by Prime Minister Abdelilah Benkirane formed a coalition government with the socialist Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), the nationalist Istiqlal party and the royalist Mouvement Populaire (MP). Benkirane’s first task as Prime Minister was to form the government by appointing ministers. After much speculation and many rumors in the press and social media, Benkirane finally introduced his cabinet on January 3, 2012 at the royal palace in Rabat where he was summoned by King Mohammed VI. The newly formed government is surprising in some respects but predictable in others. It includes controversial PJD members like Mustapha Ramid, an outspoken activist and critic who was appointed Minister of Justice despite rumors in the press that he was blacklisted by the palace. A polygamous man and the father of six children, Ramid has spoken out against limitations on freedom of the press and has argued in favor of limiting the powers of the king. A lawyer by training, he has expressed his support for the February 20th youth movement, has represented Salafi political prisoners as well as journalists like Rachid Nini, the editor of Almassae newspaper who was sentenced to one year in jail for criticizing the unfair trials of Islamists. However, the government of Benkirane, which had to be approved by the king, also includes the usual technocrats and palace loyalists who will ensure that the new government does not deviate much from the palace line or challenge the interests of the country’s elites.

Fez, Morocco - The new reforms outlined in the June 2011 Moroccan constitution can be grouped in three major categories: separation of powers, independence of justice, and good governance. However there are other key reforms that have gotten less attention but will have a major impact on Moroccan society, including a recognition of Morocco’s multicultural roots, a greater recognition of gender equality and more freedom of speech.

Cette semaine, Marianne laisse carte blanche à Fatma Bouvet de la Maisonneuve*, médecin psychiatre franco-tunisienne. Pour elle, il n'est pas question de revenir sur l’égalité de tous les citoyens. Et, avec la révolution tunisienne, il est temps de réclamer une séparation constitutionnelle de la religion et de l’Etat. 

Pourquoi les musulmans ne peuvent-ils développer d'autres formes de protestation pour défendre l'honneur d'Aïcha [épouse du Prophète, elle est considérée comme la "Mère des croyants" par les sunnites, mais honnie par les chiites en raison de son attitude hostile à Ali, le quatrième calife, considéré comme le père du chiisme] ? La défense d'Aïcha justifie-t-elle vraiment l'explosion de tensions confessionnelles qui en est découlée au Koweït et ailleurs ? Au lieu de préparer le terrain pour des agressions et attentats entre sunnites et chiites dans certains pays de la région, on aurait pu se saisir de l'occasion pour attirer l'attention sur le sort des Aïcha contemporaines. Ainsi, l'Aïcha afghane, dont le magazine Time a fait sa fameuse une et à laquelle sa famille a coupé le nez. Dans ce même pays, les talibans mènent une guerre sans merci contre l'enseignement des filles : ils ont détruit, selon différents rapports, des dizaines d'écoles et ont menacé les familles qui continuaient de vouloir donner une éducation scolaire à leurs filles.

 بمناسبة اليوم العالمي للقضاء على العنف اتجاه النساء، ستلتقي نهاية هذا الأسبوع مجموعة من الجمعيات الغير حكومية، القادمة من مختلف مناطق المغرب، بالرباط لتعلن و توزع اقتراحها الخاص بقانون ضد العنف الأسري القائم على الجندر. تحت شعار: "كفى انتظارا !!! نريد قانونا خاصا اليوم و ليس غذا" سينظم لقاءا إشعاعيا يوم السبت 4 دجنبر على الساعة 14 و النصف بالمكتبة الوطنية، حيث ستقدم الجمعيات الشريكة من أجل قانون ضد العنف اتجاه النساء المسار الإعدادي الوطني و التشاركي الذي من خلاله تمت بلورت اقتراحهم بخصوص قانون خاص بالعنف الأسري القائم على الجندر، كما سيتم عرض محتوياته، و التي تتشكل من 109 مادة منها ما هو حمائي مدني و منها ما هو زجري جنائي. هذا النشاط سيكون بمثابة انطلاقة التوزيع الموسع لهذا الإقتراح على البرلمانيين و المسؤولين الحكوميين للمساهمة في صيرورة سن قانون خاص بالعنف الأسري بالمغرب. "النساء في منطقتنا جد متحمسات لرؤية قانونا يحميهن من العنف حتى قبل أن يقع، و ايضا سيعاقب جميع مرتكبي هذه الأفعال" في تأكيد لمريم الزموري عن جمعية توازة لمناصرة المرأة بمرتيل

A l’occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, un groupe d’ONGs locales venant de diverses régions à travers le pays se réunira à Rabat ce weekend afin de donner le coup d’envoi à la distribution publique de leur projet de loi sur les violences faites aux femmes. Sur le slogan « Plus de délai ! Réclamons une loi spécifique aujourd’hui et non pas demain » cette rencontre aura lieu le samedi 4 décembre à 14h30 à la Bibliothèque nationale.  Des représentantes des ONGs décriront le processus national et participatif par lequel elles ont élaboré ce projet de loi sur les violences faites aux femmes.  Elles en exposeront également son contenu, qui comporte plus d’une centaine de dispositions pénales ainsi que civiles.  Cette activité marque le démarrage d’une grande diffusion nationale de ce projet de loi aux Parlementaires et au gouvernement afin de contribuer au processus de promulgation d’une telle loi – qui serait la première de son genre en langue arabe.

Les mariages des femmes mineures au Maroc ont augmenté en une année, passant de 30.685 en 2008 à 33.253 en 2009, "des chiffres qui nous interpellent tous", selon une ministre marocaine. "Quelque 30.685 mineures s'étaient mariées en 2008 contre 33.253 en 2009, des chiffres qui nous interpellent tous", a déclaré lundi Mme Nouzha Skalli, la ministre marocaine de la Famille et de la Solidarité. "On doit multiplier les actions entreprises en matière de promotion des droits de l'enfant et (...) sensibiliser les familles", a-t-elle ajouté lors d'une rencontre avec des ONG marocaines à Fès.

Ce recueil assemble une dizaine d’enquêtes conduites dans les différents pays du Maghreb (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie), qui cherchent à élucider les conditions dans lesquelles se crée une économie sociale des sexualités, plus diverse que ne le laisse supposer le paradigme d’une « personnalité arabo-musulmane ». Refusant les perspectives « orientalistes » (une sexualité arabo-islamique expliquée à partir des textes sacrés), culturalistes (une configuration maghrébine de la sexualité), moralistes (des sociétés corrompues par l’Occident) ou militantes (défense des libertés individuelles, féminisme, islamisme), ces ethnographies contemporaines restituent les tensions entre individualisme et ethos communautaire, entre prescriptions nationales et locales, entre éthique occidentale et prédication religieuse, l’une et l’autre intensément médiatisées. 

Depuis près d'un an (avec le lancement du débat sur l'identité nationale), plusieurs membres du gouvernement et de la majorité ont mulitpliés les amalgames, les propos racistes à peines voilés. En tant qu'immigré marocain, je vis toutes ces déclarations et lois sécuritaires qui visent particulièrement la communauté musulmane (et depuis quelque temps les gens du voyage et les Roms) comme une profonde humiliation. C'est pour ça que je rentre chez moi… Et je ne suis pas le seul.

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