Algeria

Two more ’punitive’ actions against women have taken place in less than one month in the southern city of M’sila, Algeria (night of June 11 and July 2-3, 2011). Their houses were burnt down by hundreds of youth, and they barely escaped being lynched. The police did not intervene. This is not the first time similar events take place (see background information below). Since the 80s, there were not just attacks on individual women but real pogroms against working women, living with or without their children, but definitely without the male guardians (wali) that the Family Code still prescribes for women. Sign the petition here.

L’Observatoire des violences contre les femmes (OVIF) a dénoncé, hier, les expéditions punitives menées par certains groupes d’hommes contre les femmes sous prétexte de moralisation de la société. Lors d’une conférence de presse animée hier à Alger, Cherifa Khadar et Dalila Djerbal, deux responsables de l’OVIF, ont qualifié de scandaleux ce qui s’est passé dernièrement à M’sila et avant cela à Ouargla, Remchi, Hassi Messaoud et Bordj. Considérées par leur voisinage comme «des prostituées potentielles», car elles vivent seules et sous prétexte d’assainissement des mœurs, des groupes d’individus organisent des expéditions punitives contre ces femmes. «Dans beaucoup de cas, c’est la rumeur qui tient lieu d’acte d’accusation. Des personnes, dont la moralité et la crédibilité ne sont pas toujours démontrées, s’érigent en tribunal ; elles dressent l’acte d’accusation et mobilisent l’opinion pour l’exécution sommaire !» s’offusque Dalila Djerbal. Elle est persuadée que ces «justiciers», qui se mettent à plusieurs centaines pour se donner du courage et se rassurer du bien-fondé de leur crime, qui brûlent les maisons des femmes, les agressent au nom de la morale, sont les mêmes à utiliser les femmes comme des objets sexuels pour assouvir leurs frustrations.

Les expéditions punitives contre les femmes continuent… Encore une fois, des femmes sont lynchées ! Après Hassi Messaoud, M’sila, où en l’espace de deux mois (El Watan du 5 juillet 2011), des hommes «honorables» s’en prennent à des femmes sans défense considérées par eux comme «des femmes de mauvaises mœurs» ! Nous nous élevons fermement pour condamner vivement les agressions dont sont, de plus en plus, victimes les femmes algériennes.

The enormous role of women in the uprisings in the MENA region is undisputed. They faced verbal and physical abuse, violence, arrest and death just as their male counterparts. The transformation of these countries has been groundbreaking, and their participation is as important as ever. After the dust of the battle settles, will Arab societies remember to include women in the rebuilding of their countries?

Karima Bennoune, member of WLUML’s Council and a law professor at Rutgers School of Law - Newark, served as a human rights observer at a series of pro-democracy demonstrations in Algeria in February. These demonstrations included significant numbers of women, and women human rights defenders (WHRDs) from a new coalition, the Observatoire Nationale sur la violence faites aux femmes (National Observatory on Violence against Women). Bennoune documented the treatment of the protestors, in particular of the women activists involved, as they faced police beatings, arrest and harassment. Prominent women’s rights advocateCherifa Kheddar, was arrested and briefly detained. Many of the Algerian women Bennoune met expressed tremendous enthusiasm about the presence of an international observer.

Le réseau Wassila a lancé le 15 mai un guide destiné aux professionnel-le-s de santé algérien-ne-s pour les informer sur le dépistage et la prise en charge des femmes victimes de violences, notamment de violences conjugales. Un dépliant, en français et en arabe, permettant aux femmes de connaître leurs droits et les recours auprès d’associations et différents services d’aide sera distribué gratuitement dans les centres de santé et chez les médecins.

عثر اليوم السبت 23 أفريل على جثة الأستاذ المفقود أحمد كرومي الذي اختفى منذ يوم الثلاثاء الماضي، وهو أستاذ جامعي وناشط في التنسيقية الوطنية من أجل التغيير والديمقراطية، في حدود الساعة الواحدة في مكتب حزب الحركة الديمقراطية الاجتماعية بوهران.
وقد تم العثور على جثة المفقود من طرف عضو في الحزب قدم إلى المكتب من أجل الحصول على ختم، حيث اتصل مباشرة بالشرطة التي فتحت تحقيقات في ملابسات هذه الوفاة الغامضة.
 
وقد نقلت جثة البروفيسور كرومي إلى مصلحة حفظ الجثث بمستشفى وهران ، في جو حزين، وبحضور الكثير من أصدقائه وناشطين في مجال حقوق الإنسان والصحافيين أيضا.

Les autorités algériennes doivent mener une enquête détaillée et indépendante sur la mort du militant du Mouvement démocratique et social (MDS) et de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie section d'Oran (CNCD), Ahmed Kerroumi. La demande a été formulée, ce mercredi 27 avril, par le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la liberté d'opinion et d'expression, Frank La Rue, dans un communiqué publié sur le site de cette organisation. « Une telle action, conjuguée à une condamnation publique de la part du gouvernement, est indispensable pour garantir que cet acte odieux n'aura pas d'effet dissuasif sur la liberté d'expression dans tout le pays », a‑t‑il estimé.

The independent United Nations expert on the right to freedom of opinion and expression today called on the Algerian Government to investigate the killing of a political activist he had met on a recent official visit to the North African nation and to bring those responsible to justice.

Ahmed Kerroumi reportedly disappeared on 19 April and his body was found in his office four days later. He was a professor at the University of Oran, and member of the opposition party Democratic and Social Movement and the Oran section of the National Coordination for Change and Democracy.

Cinq jours après sa disparition, le cadavre d'Ahmed Kerroumi, âgé de 53 ans, enseignant universitaire, militant du MDS et membre de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) d’Oran, a été retrouvé samedi au siège du MDS à Oran. Présent sur les lieux, le correspondant d'El Watan à Oran a confirmé cette information qui a fait le tour de la toile provoquant ainsi l'indignation de tous les internautes Algériens. 

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