Algeria

Cette semaine, Marianne laisse carte blanche à Fatma Bouvet de la Maisonneuve*, médecin psychiatre franco-tunisienne. Pour elle, il n'est pas question de revenir sur l’égalité de tous les citoyens. Et, avec la révolution tunisienne, il est temps de réclamer une séparation constitutionnelle de la religion et de l’Etat. 

Nous, citoyennes, citoyens, associations, avons créé en France un Collectif d'Algériens en soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie. Notre Collectif exprime son soutien à la marche nationale pacifique à laquelle a appelé la « Coordination nationale pour le changement et la démocratie » qui s'est constituée à Alger le 21 janvier 2011. Cette marche nationale pacifique doit avoir lieu le 12 février à Alger.

Pourquoi les musulmans ne peuvent-ils développer d'autres formes de protestation pour défendre l'honneur d'Aïcha [épouse du Prophète, elle est considérée comme la "Mère des croyants" par les sunnites, mais honnie par les chiites en raison de son attitude hostile à Ali, le quatrième calife, considéré comme le père du chiisme] ? La défense d'Aïcha justifie-t-elle vraiment l'explosion de tensions confessionnelles qui en est découlée au Koweït et ailleurs ? Au lieu de préparer le terrain pour des agressions et attentats entre sunnites et chiites dans certains pays de la région, on aurait pu se saisir de l'occasion pour attirer l'attention sur le sort des Aïcha contemporaines. Ainsi, l'Aïcha afghane, dont le magazine Time a fait sa fameuse une et à laquelle sa famille a coupé le nez. Dans ce même pays, les talibans mènent une guerre sans merci contre l'enseignement des filles : ils ont détruit, selon différents rapports, des dizaines d'écoles et ont menacé les familles qui continuaient de vouloir donner une éducation scolaire à leurs filles.

L’enquête menée par le Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (Ceneap) au profit de l’Unicef, a révélé que la plupart des mères célibataires sont issues de familles défavorisées, prés de la moitié de ces femmes ont été victimes de harcèlement sexuel, de violence domestique et d’inceste.

(Part 2 of IntLawGrrl Karima Bennoune's series on developments in North Africa; Part 1 appeared 1st at IntLawGrrls, here.) Today the Algerian government tried to hold back the winds of change blowing westward from neighboring Tunisia by besieging its own capital city. A peaceful protest called by the Algerian opposition party, the Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), on the Place du 1er Mai was forcefully disrupted by large numbers of heavily armed riot police. One report claimed that 10,000 police had been deployed. Meanwhile, as many as 42 people were injured, several seriously, and others arrested, including a photojournalist. 

Des mesures urgentes peuvent être prises pour réparer quelques inégalités en matière d’héritage. Il ne s’agit pas de se mettre en contradiction avec la religion, mais de se conformer à des principes édictés par l’Islam et qui ont permis à nos voisins de s’adapter à la réalité socioéconomique.

Un colloque international, organisé par quelques associations féministes algériennes agrées par l'Etat sur le thème : « Stop à la violence : les droits des femmes maintenant »  devait se tenir ce 25 novembre à Alger. Ce colloque a été interdit par les autorités algériennes le jour de son ouverture dans le mépris le plus total sans qu’aucune raison n’ait été avancée officiellement. Cette nouvelle atteinte aux libertés fondamentales de réunion et d’expression est le marqueur d’un autoritarisme politique qui  foule aux pieds le droit des  citoyens et fait dans l’excès de zèle et le cynisme lorsqu’il s’agit de celui des FEMMES ?

Les associations de femmes signataires, réunies autour de l’AAPF, ont pris acte de la « non autorisation » qui leur a été signifiée oralement et tardivement, le 24 novembre 2010 pour la tenue de la commémoration de le journée mondiale contre les violences faites aux femmes, à l’hôtel Es Safir d’Alger. Elles tiennent à réaffirmer leur volonté à se battre contre les violences que, comme femmes elles subissent avec toutes les algériennes.

Pour la première fois dans l’Algérie indépendante, une formation politique, le Parti pour la Laïcité et la Démocratie (PLD), a rendu publique cet été une charte relative à la nécessaire instauration de la laïcité, en Algérie. Une charte qui vient à point nommé, tant méconnaissance et confusions de cet ordre institutionnel ou juridique sont grandes, même en France pourtant berceau de la laïcité.

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