Algeria

Pourquoi les musulmans ne peuvent-ils développer d'autres formes de protestation pour défendre l'honneur d'Aïcha [épouse du Prophète, elle est considérée comme la "Mère des croyants" par les sunnites, mais honnie par les chiites en raison de son attitude hostile à Ali, le quatrième calife, considéré comme le père du chiisme] ? La défense d'Aïcha justifie-t-elle vraiment l'explosion de tensions confessionnelles qui en est découlée au Koweït et ailleurs ? Au lieu de préparer le terrain pour des agressions et attentats entre sunnites et chiites dans certains pays de la région, on aurait pu se saisir de l'occasion pour attirer l'attention sur le sort des Aïcha contemporaines. Ainsi, l'Aïcha afghane, dont le magazine Time a fait sa fameuse une et à laquelle sa famille a coupé le nez. Dans ce même pays, les talibans mènent une guerre sans merci contre l'enseignement des filles : ils ont détruit, selon différents rapports, des dizaines d'écoles et ont menacé les familles qui continuaient de vouloir donner une éducation scolaire à leurs filles.

L’enquête menée par le Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement (Ceneap) au profit de l’Unicef, a révélé que la plupart des mères célibataires sont issues de familles défavorisées, prés de la moitié de ces femmes ont été victimes de harcèlement sexuel, de violence domestique et d’inceste.

(Part 2 of IntLawGrrl Karima Bennoune's series on developments in North Africa; Part 1 appeared 1st at IntLawGrrls, here.) Today the Algerian government tried to hold back the winds of change blowing westward from neighboring Tunisia by besieging its own capital city. A peaceful protest called by the Algerian opposition party, the Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), on the Place du 1er Mai was forcefully disrupted by large numbers of heavily armed riot police. One report claimed that 10,000 police had been deployed. Meanwhile, as many as 42 people were injured, several seriously, and others arrested, including a photojournalist. 

Des mesures urgentes peuvent être prises pour réparer quelques inégalités en matière d’héritage. Il ne s’agit pas de se mettre en contradiction avec la religion, mais de se conformer à des principes édictés par l’Islam et qui ont permis à nos voisins de s’adapter à la réalité socioéconomique.

Un colloque international, organisé par quelques associations féministes algériennes agrées par l'Etat sur le thème : « Stop à la violence : les droits des femmes maintenant »  devait se tenir ce 25 novembre à Alger. Ce colloque a été interdit par les autorités algériennes le jour de son ouverture dans le mépris le plus total sans qu’aucune raison n’ait été avancée officiellement. Cette nouvelle atteinte aux libertés fondamentales de réunion et d’expression est le marqueur d’un autoritarisme politique qui  foule aux pieds le droit des  citoyens et fait dans l’excès de zèle et le cynisme lorsqu’il s’agit de celui des FEMMES ?

Les associations de femmes signataires, réunies autour de l’AAPF, ont pris acte de la « non autorisation » qui leur a été signifiée oralement et tardivement, le 24 novembre 2010 pour la tenue de la commémoration de le journée mondiale contre les violences faites aux femmes, à l’hôtel Es Safir d’Alger. Elles tiennent à réaffirmer leur volonté à se battre contre les violences que, comme femmes elles subissent avec toutes les algériennes.

Pour la première fois dans l’Algérie indépendante, une formation politique, le Parti pour la Laïcité et la Démocratie (PLD), a rendu publique cet été une charte relative à la nécessaire instauration de la laïcité, en Algérie. Une charte qui vient à point nommé, tant méconnaissance et confusions de cet ordre institutionnel ou juridique sont grandes, même en France pourtant berceau de la laïcité.

Le CCR, qui a été la seule organisation de droits humains à soutenir les victimes des groupes intégristes armés lors du procès contre Haddam dont Rhonda Copelon fut le fer de lance, alors que toutes les autres les ignoraient et abandonnaient sous prétexte que ces victimes n’étaient pas victimes de l’Etat mais d’acteurs non étatiques, trahit aujourd’hui ces même victimes en soutenant un des grands promoteurs et organisateurs de crimes contre l’humanité, un des chefs d’Al Qaida dans la péninsule arabique, sans même dire qui il est et quelles sont ses positions . Cet homme est aujourd’hui en liberté et continue à organiser les attaques et les crimes et à inciter à la haine et aux massacres, alors que son père continue à affirmer contre l’évidence sa totale innocence, cependant que son fils continue à publier ses incitations.

The Center for Constitutional Rights was the only human rights organization to support the victims of fundamentalist armed groups as it did in the case brought by Rhonda Copelon against Anouar Haddam [spokesman of the Islamic Salvation Front],while other human rights organisations ignored these victims and abandonned them, on the ground that they were not victims of the state but of non state actors. Today, CCR is betraying these same victims by representing the interests of Anwar al-Awlaki, an important promoter and organizer of crimes against humanity and a leader of Al Qaida in the Arabic Peninsula, without even saying who he is and what positions he has taken. Awlaki is currently at liberty and continues to organize attacks and crimes, and to incite hatred and massacres. All the while his father continues to affirm, against the evidence, his complete innocence, even as the son continues to publish his statements inciting violence.

C’est devant une salle Ibn Zeydoun comble, partagée entre officiels, familles et proches, que le jeune Yanis Koussim présenta son dernier court métrage. Après le Festival de Cannes où il a été présenté dans la section Short film, puis Locarno, au mois d’août dernier, où il avait remporté le prix Cinema e Gioventù (Cinéma et jeunesse) pour la section internationale, ensuite récemment aux JCC où il a obtenu une bourse d’écriture au nom symbolique de Sotigui Kouyaté d’une valeur de 10.000 euros, le court métrage Khouya, le tout nouveau de Yanis Koussim, devait enfin être vu et présenté en avant-première à Alger. Celle-ci fut en effet grandiose puisque son producteur Malek Ali-Yahia directeur de MD-Ciné a vu les choses en grand. La salle Ibn Zeydoun était pleine de monde entre représentants diplomatiques, journalistes et personnalités du monde du cinéma et de l’audiovisuel.

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