Algeria

Des mesures urgentes peuvent être prises pour réparer quelques inégalités en matière d’héritage. Il ne s’agit pas de se mettre en contradiction avec la religion, mais de se conformer à des principes édictés par l’Islam et qui ont permis à nos voisins de s’adapter à la réalité socioéconomique.

Un colloque international, organisé par quelques associations féministes algériennes agrées par l'Etat sur le thème : « Stop à la violence : les droits des femmes maintenant »  devait se tenir ce 25 novembre à Alger. Ce colloque a été interdit par les autorités algériennes le jour de son ouverture dans le mépris le plus total sans qu’aucune raison n’ait été avancée officiellement. Cette nouvelle atteinte aux libertés fondamentales de réunion et d’expression est le marqueur d’un autoritarisme politique qui  foule aux pieds le droit des  citoyens et fait dans l’excès de zèle et le cynisme lorsqu’il s’agit de celui des FEMMES ?

Les associations de femmes signataires, réunies autour de l’AAPF, ont pris acte de la « non autorisation » qui leur a été signifiée oralement et tardivement, le 24 novembre 2010 pour la tenue de la commémoration de le journée mondiale contre les violences faites aux femmes, à l’hôtel Es Safir d’Alger. Elles tiennent à réaffirmer leur volonté à se battre contre les violences que, comme femmes elles subissent avec toutes les algériennes.

Pour la première fois dans l’Algérie indépendante, une formation politique, le Parti pour la Laïcité et la Démocratie (PLD), a rendu publique cet été une charte relative à la nécessaire instauration de la laïcité, en Algérie. Une charte qui vient à point nommé, tant méconnaissance et confusions de cet ordre institutionnel ou juridique sont grandes, même en France pourtant berceau de la laïcité.

Le CCR, qui a été la seule organisation de droits humains à soutenir les victimes des groupes intégristes armés lors du procès contre Haddam dont Rhonda Copelon fut le fer de lance, alors que toutes les autres les ignoraient et abandonnaient sous prétexte que ces victimes n’étaient pas victimes de l’Etat mais d’acteurs non étatiques, trahit aujourd’hui ces même victimes en soutenant un des grands promoteurs et organisateurs de crimes contre l’humanité, un des chefs d’Al Qaida dans la péninsule arabique, sans même dire qui il est et quelles sont ses positions . Cet homme est aujourd’hui en liberté et continue à organiser les attaques et les crimes et à inciter à la haine et aux massacres, alors que son père continue à affirmer contre l’évidence sa totale innocence, cependant que son fils continue à publier ses incitations.

The Center for Constitutional Rights was the only human rights organization to support the victims of fundamentalist armed groups as it did in the case brought by Rhonda Copelon against Anouar Haddam [spokesman of the Islamic Salvation Front],while other human rights organisations ignored these victims and abandonned them, on the ground that they were not victims of the state but of non state actors. Today, CCR is betraying these same victims by representing the interests of Anwar al-Awlaki, an important promoter and organizer of crimes against humanity and a leader of Al Qaida in the Arabic Peninsula, without even saying who he is and what positions he has taken. Awlaki is currently at liberty and continues to organize attacks and crimes, and to incite hatred and massacres. All the while his father continues to affirm, against the evidence, his complete innocence, even as the son continues to publish his statements inciting violence.

C’est devant une salle Ibn Zeydoun comble, partagée entre officiels, familles et proches, que le jeune Yanis Koussim présenta son dernier court métrage. Après le Festival de Cannes où il a été présenté dans la section Short film, puis Locarno, au mois d’août dernier, où il avait remporté le prix Cinema e Gioventù (Cinéma et jeunesse) pour la section internationale, ensuite récemment aux JCC où il a obtenu une bourse d’écriture au nom symbolique de Sotigui Kouyaté d’une valeur de 10.000 euros, le court métrage Khouya, le tout nouveau de Yanis Koussim, devait enfin être vu et présenté en avant-première à Alger. Celle-ci fut en effet grandiose puisque son producteur Malek Ali-Yahia directeur de MD-Ciné a vu les choses en grand. La salle Ibn Zeydoun était pleine de monde entre représentants diplomatiques, journalistes et personnalités du monde du cinéma et de l’audiovisuel.

Les épouses sont les plus sujettes à la violence avec 63% des cas. Le mari est le premier accusé, alors que les 23% des célibataires sont battues par leurs père, frères…. Les violences psychologiques constituent 86% des cas, suivies des agressions physiques avec 68% et des cas socioéconomiques avec 56% . Le bilan est dressé par 18 centres d’écoute sur les violences contre les femmes sur une période d’une année. 

Depuis avant-hier, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes, Rashida Manjoo, est l’invitée de l’Algérie. Durant le séjour de la responsable sud-africaine, qui durera une vingtaine de jours, il sera question d’évaluer la situation des violences faites aux femmes et de s’enquérir aussi des suites données, par les autorités algériennes, aux recommandations faites, en 2007, par la précédente rapporteuse spéciale, Yakin Erturk. Des recommandations qui, pour la plupart, sont restées lettre morte. Pour mener à bien son travail, Mme Manjoo s’entretiendra avec les instances nationales en charge du dossier de la femme, ainsi qu’avec des associations et organisations de la société civile, dans la capitale, mais également dans d’autres régions du pays, plus particulièrement à Constantine, Oran et Hassi-Messaoud.

GENEVA – The United Nations Special Rapporteur on Violence against women, its causes and consequences, Rashida Manjoo, will conduct an official visit to Algeria from 1 to 10 November 2010 at the invitation of the Government. “During my visit, I intend to meet with national stakeholders involved in fighting all aspects related to violence against women, with a view to appreciate the phenomenon in Algeria. I will also seize the opportunity of this mission to review progress made since the visit of my predecessor in 2007”, said the human rights expert, who will travel to Alger, Constantine, Oran and Hassi-Messaoud. 

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