Algeria

Le débat sur le voile n’a jamais été tranché. Pourtant, beaucoup de femmes ont déjà pris parti. D’autres ont même changé de camp après l’avoir longtemps porté. Faisant preuve de courage pour certaines, de témérité et d’insolence pour d’autres, elles ont décidé d’ôter cet habit à connotation religieuse. Elles témoignent.

Beatrice Borghino, membre de l’association Genre en Action a proposé ce dossier de presse issu de quotidiens algériens, au sujet de la célébration du 8 mars et des thèmes que la journée Internationale de la Femme ont pu inspirer. Cette sélection d’articles vous offre un échantillon d’éléments politiques, juridiques, économiques et sociaux traités en Algérie aux abords de l’évènement 8 mars et des enjeux que la lutte des droits des femmes y représentent.

The importance of integrating women into society without respect for how it affects religion or tradition, comes from inside the Arab world, in particular from Egypt. Tarek Heggy, one of the most important contemporary Arab intellectuals, living in Cairo, writes in his article, “Women and Progress,” after the appointment of the first female judge to Egypt’s Supreme Constitutional Court: “Any society that views women as unequal to men contrives to find references and ‘evidence’ to support its perception, although the attitude has no religious or legal basis, but is a purely cultural phenomenon.”

On February 7, 2010 Gita Sahgal, head of Amnesty International’s Gender Unit, was suspended from her job. This was hours after the publication of an article in The Sunday Times, UK, where she made public her concerns about Amnesty International’s legitimisation of Moazzam Begg, a former Guantلnamo Bay detainee, as a human rights defender. This is not the first time that Amnesty International’s policies towards fundamentalists have been confronted from within and this is not the first time that AI has taken action, drastic action, against those who dare to voice their dissent, even if internally, about such policies.

Nadia Kaci vit en France depuis 1993. Elle a travaillé avec Bertrand Tavernier, Ça commence aujourd’hui, 1998, Prix du jury du Festival de Berlin 1999, et Nadir Moknèche, Viva L’aldjérie 2004, Délice Paloma 2007. Elle s’est consacrée également au théâtre, Femmes en quête de terres, pièce qu’elle a écrite et jouée. Dans Laissées pour mortes*, elle a recueilli le témoignage de deux victimes du lynchage du quartier El Haïcha de Hassi Messaoud. Dans cet entretien, Nadia exprime toute la révolte et l’indignation que partagent les millions d’Algériennes pour le sort qui leur est fait dans l’Algérie de 2010.

A landmark U.N. treaty on women’s rights, which will be 30 years old next week, is in danger of being politically undermined by a slew of reservations by 22 countries seeking exemptions from some of the convention’s legal obligations. “A reservation must not defeat the object and purpose of a treaty,” Ambassador Palitha Kohona, a former chief of the U.N. Treaty Section, told IPS.

Le dimanche 7 février a paru dans le Sunday Times une interview de Gita Sahgal, Chef de l’Unité de Genre d’ Amnesty International, dans laquelle elle expose le soutien que son organisation offre à Moazzam Begg, ex détenu de Guantanamo, partisan déclaré des Taliban, soupçonné de collusion avec Al Qaida. Gita sahgal avait adresse à sa hierrachie plusieurs mémos, concernant le statut et la légitimité que conférait à Begg ses liens étroits avec Amnesty International. G.S. a été suspendue de ses fonctions immédiatement après la parution de son interview.

On February 7 an interview of Gita Sahgal, Head of the Gender Unit in Amnesty International was published in the Sunday Times. She talked about the support given by her organization to Moazzam Begg, a former Guantanamo prisoner, supporter of the Taliban’s societal project, allegedly involved with Al Quaeda. Gita Sahgal sent several memos to the highest instances in her organization regarding the status and legitimization that A.I.’s close links with Begg granted him. G.S. was suspended immediately after her interview was released.

La présence de la femme algérienne est de plus en plus forte dans le secteur de la recherche scientifique en Algérie. Selon Souad Bendjaballah, ministre déléguée chargée de la recherche scientifique, invitée lundi matin de la Chaîne III de la radio nationale,  40 % des chercheurs algériens sont des femmes. 

Les tables rondes internationales, le 9 mars 2010 de 16h à 18h à l’Hôtel de Ville de Paris.  La Ville de Paris invite 5 figures du féminisme international qui portent un combat essentiel, parfois au péril de leur vie : Lubna Ahmad Al-Husseini : journaliste, auteur de l’ouvrage « 40 coup de fouet pour un pantalon », paru aux Editions Plon en 2009. Le 3 juillet 2009, Lubna Al-Husseini est arrêtée par la police à Khartoum. Son crime : avoir porté un pantalon. La loi soudanaise la condamne à 40 coups de fouet pour « atteinte à la moralité publique ». Depuis elle n’a de cesse de se défendre et par la même de faire évoluer les lois et les mentalités au Soudan. Elle parcourt aussi le monde pour faire connaître sa lutte et engager des solidarités ici et ailleurs.

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