Algeria

ويعد التقرير، الذي صدر في ثلاثمائة صفحة، هو المجلد الخامس من سلسلة تقارير التنمية الإنسانية العربية، التي يرعاها برنامج الأمم المتحدة الإنمائي، ويضعها عدد من المثقفين والباحثين في البلدان العربية. وانتقد التقرير أوضاع حقوق الإنسان في البلاد العربية، وعلاقة الدولة فيها بالمواطن وأمنه وحقوقه، وغياب الدولة المدنية.

Il faut, de toute urgence, assurer la protection des femmes à Hassi Messaoud et mettre définitivement fin à l’impunité des auteurs de ces agressions: Les organisations de la société civile algérienne et les media n’ont cessé de relayer les nouvelles terribles d’exactions exercées contre des femmes travailleuses à Hassi Messaoud, depuis quelques semaines. Ces évènements rappellent les journées tragiques de juillet 2001 qui ont vu des centaines de femmes ‘torturées, lapidées, violées et enterrées vivantes’, comme le rappelle la presse algérienne. Dix ans plus tard, ces crimes restent largement impunis et les femmes n’ont, dans l’ensemble, pas pu refaire leur vie, faute d’appui matériel, financier, mais surtout moral et juridique.

Urgently ensure the protection of women in Hassi Messaoud and put a permanent end to the impunity of perpetrators of these assaults: We have continued to receive news, from civil society organizations and the Algerian media, of terrible atrocities perpetrated against women workers in Hassi Messaoud, in recent weeks. These events remind us of the tragic days of July 2001 which saw hundreds of women, “tortured, stoned, raped and buried alive”, as recalled by the Algerian press. Please also see WLUML Dossier 23-24: Algeria: Ordinary Fascism, Fundamentalism and Femicide.

La constitution Algérienne consacre la sécurité des citoyennes et des citoyens. L’Algérie a ratifié la Convention sur l’Elimination de la Discrimination à l’égard des Femmes, la Convention Contre la Torture et Autres Peines et Traitements Cruels ou Dégradants, la Déclaration sur l’Elimination des Violences Faites aux Femmes. Au nom de ces principes, nous, associations, ligues et défenseurs des droits humains sommes profondément choqués par la nouvelle tragédie vécue par des femmes venues de différentes régions d’Algérie travaillant et vivant dans des habitations précaires à Hassi Messaoud, une des villes les plus sécurisées du pays.

Depuis deux semaines, chaque soir, le scénario de l’horreur se répète, face à l’impuissance ou l’inertie des services de police, alors qu’un commissariat se trouve à quelques centaines de mètres de ce quartier situé dans la ville pétrolière censée être la plus surveillée du pays. Les maisons ne sont pas choisies au hasard. Elles sont repérées dans la journée, puis mises à sac la nuit. La plupart sont habitées par des femmes originaires du nord, qui vivent loin de leurs familles. Rares sont celles qui déposent plainte, car les plus téméraires ont payé cher leur acte. Elles ont fini par abandonner leur domicile, errant d’un quartier à un autre à la recherche d’un lieu plus sûr. Rencontrées sur place, les témoignages de certaines d’entre elles font froid dans le dos et font craindre le pire. Terrorisées, les victimes ont toutes refusé de révéler leur identité. « C’est la misère qui nous a fait faire des centaines de kilomètres à la recherche d’un emploi pour nourrir nos familles.

Le débat sur le voile n’a jamais été tranché. Pourtant, beaucoup de femmes ont déjà pris parti. D’autres ont même changé de camp après l’avoir longtemps porté. Faisant preuve de courage pour certaines, de témérité et d’insolence pour d’autres, elles ont décidé d’ôter cet habit à connotation religieuse. Elles témoignent.

Beatrice Borghino, membre de l’association Genre en Action a proposé ce dossier de presse issu de quotidiens algériens, au sujet de la célébration du 8 mars et des thèmes que la journée Internationale de la Femme ont pu inspirer. Cette sélection d’articles vous offre un échantillon d’éléments politiques, juridiques, économiques et sociaux traités en Algérie aux abords de l’évènement 8 mars et des enjeux que la lutte des droits des femmes y représentent.

The importance of integrating women into society without respect for how it affects religion or tradition, comes from inside the Arab world, in particular from Egypt. Tarek Heggy, one of the most important contemporary Arab intellectuals, living in Cairo, writes in his article, “Women and Progress,” after the appointment of the first female judge to Egypt’s Supreme Constitutional Court: “Any society that views women as unequal to men contrives to find references and ‘evidence’ to support its perception, although the attitude has no religious or legal basis, but is a purely cultural phenomenon.”

On February 7, 2010 Gita Sahgal, head of Amnesty International’s Gender Unit, was suspended from her job. This was hours after the publication of an article in The Sunday Times, UK, where she made public her concerns about Amnesty International’s legitimisation of Moazzam Begg, a former Guantلnamo Bay detainee, as a human rights defender. This is not the first time that Amnesty International’s policies towards fundamentalists have been confronted from within and this is not the first time that AI has taken action, drastic action, against those who dare to voice their dissent, even if internally, about such policies.

Nadia Kaci vit en France depuis 1993. Elle a travaillé avec Bertrand Tavernier, Ça commence aujourd’hui, 1998, Prix du jury du Festival de Berlin 1999, et Nadir Moknèche, Viva L’aldjérie 2004, Délice Paloma 2007. Elle s’est consacrée également au théâtre, Femmes en quête de terres, pièce qu’elle a écrite et jouée. Dans Laissées pour mortes*, elle a recueilli le témoignage de deux victimes du lynchage du quartier El Haïcha de Hassi Messaoud. Dans cet entretien, Nadia exprime toute la révolte et l’indignation que partagent les millions d’Algériennes pour le sort qui leur est fait dans l’Algérie de 2010.

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