Algeria

Lors des travaux, les participantes ont soutenu l’idée selon laquelle l’Ovif œuvrera à la “reconnaissance de toutes les femmes victimes de violence” et à “l’inscription de l’apport de la lutte des femmes dans la construction de la nation algérienne”.

L’Observatoire des violences faites aux femmes (Ovif) va se doter d’une “charte des principes”, qui sera rendue publique prochainement. Réunis vendredi à Alger, pour peaufiner le document, les membres de la nouvelle structure, créée à la suite d’agressions commises à l’encontre des femmes, particulièrement les attaques ciblant pour la seconde fois des travailleuses à Hassi-Messaoud (ville pétrolière du sud du pays), s’assument en tant que “féministes”.

Twenty years ago today Algeria’s military-backed government stopped the country’s electoral process, preventing the Islamic Salvation Front (FIS) from coming to power and dismantling the Algerian republic – something it had openly promised to do. In context, this was the better of the two bad alternatives available at that moment – interrupting a flawed parliamentary election rather than allowing the reins of power to be taken by fascists who openly proclaimed their opposition to democracy.

Les nouvelles de Tunisie, de Lybie, du Maroc, d’Egypte , du Moyen-Orient de façon générale sont bien inquiétantes et assombrissent lourdement le climat politique.

A la lame de fond démocratique et l’euphorie des premiers mois de l’année 2011 succède aujourd’hui la perspective d’une gouvernance islamiste dont les effets néfastes et dévastateurs sont largement sous estimés voire sciemment passés sous silence.

A l’heure des autoroutes de l’information, chez nous la communication cherche encore ses voies et moyens. Les milieux féminins ressentent fortement cette carence qui disperse les efforts et les actions dans une conjoncture tragique où le rassemblement des énergies féminines est vital. Les médias n’ont jamais fait la part belle aux activités féminines, ni réellement donné une image positive de la femme qu’ils cantonnent dans ses rôles traditionnels.

Two more ’punitive’ actions against women have taken place in less than one month in the southern city of M’sila, Algeria (night of June 11 and July 2-3, 2011). Their houses were burnt down by hundreds of youth, and they barely escaped being lynched. The police did not intervene. This is not the first time similar events take place (see background information below). Since the 80s, there were not just attacks on individual women but real pogroms against working women, living with or without their children, but definitely without the male guardians (wali) that the Family Code still prescribes for women. Sign the petition here.

L’Observatoire des violences contre les femmes (OVIF) a dénoncé, hier, les expéditions punitives menées par certains groupes d’hommes contre les femmes sous prétexte de moralisation de la société. Lors d’une conférence de presse animée hier à Alger, Cherifa Khadar et Dalila Djerbal, deux responsables de l’OVIF, ont qualifié de scandaleux ce qui s’est passé dernièrement à M’sila et avant cela à Ouargla, Remchi, Hassi Messaoud et Bordj. Considérées par leur voisinage comme «des prostituées potentielles», car elles vivent seules et sous prétexte d’assainissement des mœurs, des groupes d’individus organisent des expéditions punitives contre ces femmes. «Dans beaucoup de cas, c’est la rumeur qui tient lieu d’acte d’accusation. Des personnes, dont la moralité et la crédibilité ne sont pas toujours démontrées, s’érigent en tribunal ; elles dressent l’acte d’accusation et mobilisent l’opinion pour l’exécution sommaire !» s’offusque Dalila Djerbal. Elle est persuadée que ces «justiciers», qui se mettent à plusieurs centaines pour se donner du courage et se rassurer du bien-fondé de leur crime, qui brûlent les maisons des femmes, les agressent au nom de la morale, sont les mêmes à utiliser les femmes comme des objets sexuels pour assouvir leurs frustrations.

Les expéditions punitives contre les femmes continuent… Encore une fois, des femmes sont lynchées ! Après Hassi Messaoud, M’sila, où en l’espace de deux mois (El Watan du 5 juillet 2011), des hommes «honorables» s’en prennent à des femmes sans défense considérées par eux comme «des femmes de mauvaises mœurs» ! Nous nous élevons fermement pour condamner vivement les agressions dont sont, de plus en plus, victimes les femmes algériennes.

The enormous role of women in the uprisings in the MENA region is undisputed. They faced verbal and physical abuse, violence, arrest and death just as their male counterparts. The transformation of these countries has been groundbreaking, and their participation is as important as ever. After the dust of the battle settles, will Arab societies remember to include women in the rebuilding of their countries?

Karima Bennoune, member of WLUML’s Council and a law professor at Rutgers School of Law - Newark, served as a human rights observer at a series of pro-democracy demonstrations in Algeria in February. These demonstrations included significant numbers of women, and women human rights defenders (WHRDs) from a new coalition, the Observatoire Nationale sur la violence faites aux femmes (National Observatory on Violence against Women). Bennoune documented the treatment of the protestors, in particular of the women activists involved, as they faced police beatings, arrest and harassment. Prominent women’s rights advocateCherifa Kheddar, was arrested and briefly detained. Many of the Algerian women Bennoune met expressed tremendous enthusiasm about the presence of an international observer.

Le réseau Wassila a lancé le 15 mai un guide destiné aux professionnel-le-s de santé algérien-ne-s pour les informer sur le dépistage et la prise en charge des femmes victimes de violences, notamment de violences conjugales. Un dépliant, en français et en arabe, permettant aux femmes de connaître leurs droits et les recours auprès d’associations et différents services d’aide sera distribué gratuitement dans les centres de santé et chez les médecins.

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