La religion est à la fois un problème (ou le problème) là où ses structures de domination ont opprimé les femmes, et une solution là où la vision de la libération ou de l’égalité a généré des mouvements puissants pour l’évolution sociale[1]”.
Ces assemblées comportent, entres autres, des rituels complexes de “nazr” (ou voeux), des réunions au cours des deux moins saints de ramzan et moharam, des cours normaux de Coran ainsi que des cérémonies commémoratives. Ces assemblées sont organisées sous l’initiative de personnes privées, la plupart du temps dans des domiciles ou dans des bâtiments religieux publics, l’animateur central étant une Femme prédicatrice qui dirige les activités.
Les hommes ont de l’autorité sur les femmes parce que Dieu les a créés supérieurs à celles-ci et parce qu’ils dépensent leur fortune pour subvenir à ses besoins. Les femmes de bien sont obéissantes ; elles gardent cachées leurs parties intimes car Dieu les a gardé cachées. Quant à celles qui se révoltent ou qui désobéissent, il faut les réprimander, les renvoyer seules à leur couche, et les BATTRE. Cependant, si elles obéissent, n’entreprenez plus d’action contre elles. Dieu est le chef suprême. - Sureh Nisa - 34
Les faits sont plus ou moins connus : il est légalement interdit aux femmes de gouverner, d'agir en tant que juges et d'occuper des postes de direction en politique ; il leur est interdit de participer à de nombreuses activités sociales et économiques ; on leur interdit ou on les décourage d'occuper de nombreuses fonctions.
La politique cachée du relativisme culturel
Note de l'éditrice
Les femmes émigrées en Europe et en Amérique du Nord ont commencé à dénoncer depuis longtemps la mollesse dangereuse dont font preuve les pays hôtes en tolérant et en encourageant des lois, des coutumes et des pratiques oppressives importées de nos pays et de nos cultures - au nom de la tolérance, du respect de l'autre, du droit à la différence, de la parité de cultures ou de religions différentes, etc...
The paper thus outlines the social and political conditions that have
led not only to the development of secular feminist perspectives in Iran, but to
the emergence of woman-centred Islamists and their strategies which aim, thus
far with considerable success, to fundamentally challenge conventional gender
visions often presented as "Islamic." This analysis of the gender debates in
Iran, and by extension elsewhere in the Muslim world, reiterates that Islam,
particularly as a political ideology, is far from static and unchanging; it is a
dynamic and evolving ideological force that
Although all countries are unique,
Iran may have claim to more surprising political changes in the past century
than any other country existing continuously during that period. Among these
changes have been notable alterations in women’s roles and status. The birth of
urban mass politics during the constitutional revolution of 1906-11 saw women’s
first political activism, which continued after World War 1, though that
independence was eventually much diminished under the new Pahlavi dynasty of
Reza Shah (1921-41) (Afary, 1996; Bayat, 1978; Paidar, 1995; Sanasarian, 1982).
This essay draws on several talks and
conversations: Brandeis University, 17 March 1998; Harvard University, 19
November 1998; and American Association of Religion, 23 November 1999. 1 would
like to thank the organizers of each event for giving me the opportunity to
present these ideas, and other panel participants and the audience for critical
comments. Special thanks to Camron Amin, Janet Jakobsen, Irena Klepfisz, and Ann
Pellegrini for many thoughtful conversations.